Bienvenue, welcome, wilkommen ...

 Bienvenue, welcome, wilkommen ...
Bienvenu ... Wilkommen ... Welcome ...

J'ai tout supprimé comme vous avez pu le constater, pour la simple et bonne raison que ça marchait pas ... alors plutôt que de faire un autre blog, j'ai récupéré celui là ...

Ce sont des histoires que j'ai écrite il y a plus ou moins longtemps ...
elles n'appartiennent qu'à moi, alors vous êtes gentil vous vous contentez de lire et de passer le temps ...
MAIS PAS TOUCHE !!!
C'est tout ce que je vous demande ...

Sinon ... bah bonne lecture ... ^^

S'il ya des gens qui veulent être prévenu, faite moi signe ... ^^

- une-fiic-de-th
- hypocrisie-th-fic
- lifeislove01
- oo-thfic-oo2


[100]

# Posté le dimanche 26 août 2007 08:29

Modifié le mardi 22 avril 2008 11:28

Auteur

 Auteur
- D'un naturel timide, cette enfant est quasiment invisible en classe ... elle n'ouvre quasiment jamais la bouche ... (maths)

- Tient ... ça c'est étrange, parce que en allemand, elle cartonne ... je comprends pas, vous êtes sûr qu'on parle de la même élève ? (allemand)

- Ben, oui, en anglais, elle n'est pas bonne à l'oral ... moyenne à l'écrit, pourtant, on sent qu'elle a des capacités ... elle ne le montre pas ... je sais pas, peut-être que comme l'a dit le prof de maths, elle est extrèmement timide ... (anglais)

- Elle a demandé quoi comme spécialité l'année prochaine ? (svt)

- Maths ... (physique chimie, prof principale)

- Elle a des projets ? (cpe)

- Elle parlait d'entrer dans le programme européen d'enseignement supérieur ... (allemand)

- Erasmus ? Oui, pourquoi pas ... elle a visiblement de très bonne notes, aussi bien à l'oral qu'à l'écrit en allemand ... oui, elle pourraît tenter ... si elle se réveillait un peu ... (svt)

- En latin aussi, elle a des très bonnes notes ... et une participation plus que satisfesante ... elle a d'énormes capacités ... elle m'a beaucoup étonnée cette année ... une méthode acquise, quasiement un automatisme, une grammaire sur le bout des doigts, elle traduit les textes à une vitesse surprenante ... c'est la meilleure élève présente ... (latin)

Un rire secoua l'assemblée.

- Parce qu'il a d'excellents élèves absents ? (maths)

- Oui, C****e n'est jamais là ... sauf pour les contrôles ... (latin)

Un nouveau rire.

- Bon alors ... quoi d'autre ? (proviseur)

- Je l'ai eut en TPE, elle bosse, et dur !!! Elle n'est pas du genre à abandonner à la première difficulté ... Jamais elle ne se tournait les pouces ... (svt)

- Pourtant, ses résultats sont irréguliers ... en maths elle est capable d'avoir un 16,5 comme un 8 ... (maths)

- Je ne comprends pas ... en SVT aussi, elle avait mal commencé l'année, elle avait tout juste la moyenne, et là, à partir de Noël, elle culmine à 19 ... s'il n'y avait pas eut l'épreuve commune ça aurait été sa moyenne trimestrielle ... (svt)

- Pareil pour la physique chimie ... les notes de physique sont moyennes, mais en chimie ... incoyable, en tp elle finit toujours la première, elle a fait progresser énormément sa coéquipière ... (physique chimie, prof principale)

- En histoire ? (proviseur)

- Un esprit critique indéniable, une sythèse digne d'une première L, une façon d'écrire certes particulière, mais frappante et juste ... elle ne fait pas les choses à moitié ... je rejoint ce qu'on a dit sur les TPE, ça ne m'étonne pas ... (histoire géo)

- En sport ? (proviseur)

- Aucune absence, juste une dispense au début de l'année et un manque de ferveur flagrant ... en même temps, elle est loin d'être la pire, elle a perdu tout ses matchs au badmington mais elle se laissait faire, elle n'y croyait pas ... en revanche, en danse et en natation ... rien à dire ... ses absences entre guillements ... elle était là sans vraiment l'être l'aidait beaucoup ... c'est l'une de mes meilleures nageuses, et c'est ma meilleure danseuse ... en deux heures, elle a monté une choré complètement improvisée ... et si elle avait pu la travailler un peu plus, rien qu'une ou deux séances en plus, elle aurait eut une très bonne note !!!! (EPS)

- Cette fille a des problèmes ... et en français ? (cpe)

- Une imagination débordante ... et modelable, elle peut très bien rentré dans la peau d'un personnage de roman, comme se révolter et ne plus rentrer dans aucun moule ... elle peut avoir des idées totalement contradictoires au premier abord, mais elle explique scientifiquement tellement bien que soit on accroche et on se range de son côté, soit on abandonne en se disant qu'elle est totalement malade, et on s'endort sans même chercher comprendre ... elle ferait un excellent avocat ... (français)

- On peut avoir peur pour son épreuve ? (cpe)

- Je ne pense pas, non ... comme la dit le prof d'histoire, elle écrit d'une façon qui lui est propre, elle ne suit aucune règles conventionnelles, mais au final, c'est payant ... c'est particuilier et ça plaît !!! Il m'est arrivé de me demander ce qu'elle faisait en S ... (français)

- Elle aurait pas tenu en L ... la philo l'aurait tuée ... elle a été très claire la dessus, l'année dernière, et puis, elle avait d'excellente notes l'année dernière dans les matières scientifiques ... (latin)

- Elle avait un prof de maths trop gentil ... (maths)

- Mais elle avait un super prof de physique chimie et de SVT ... (latin)

- Elle tiendrait en spécialité maths ? (proviseur)

- Pas si elle continue avec des résultats aussi aléatoire, impossible de savoit qu'elle note elle aura si on ne penche pas sur sa copie ... (maths)

- Donc problème résolu ... personne ne s'oppose à son passage ? (proviseur)

Silence. Quoi dire de plus, tout avait été dit ...

- Elève suivant ... (proviseur)

Voilà comment mon problème fut résolu ... Voilà comment je suis passée en terminale S ... on s'interroge, on a peur à cause de quelques chiffres sur une copie ... Mais et si le problème ne venait pas de l'école ? Et si le pproblème étaitplus grave et que personne ne le voyait ? On conclu avec des chiffres encore ... En fait ce qui ennerve, c'est que les buletins ne servent qu'à une seule chose : donner un prétexte au parents de crier inutilement sur leurs enfants ... Au fond, il est là le problème ... l'école impose des choses, l'école, c'est le bourrage de crâne et particulièrment les deux années avant le bac ... on vous bourre le crâne de connaissances pour passer un examen qui se soldera par des chiffres, encore, qui détermineront votre avenir ... alors que parfois il suffirait de faire ce qu'on aime pour avoir de bons chiffres ... comme moi en allemand, en latin, parfois en anglais ... et surtout en rédaction ...

# Posté le dimanche 26 août 2007 09:25

Modifié le dimanche 30 mars 2008 07:10

La Magie de Noël.

La Magie de Noël.
La Magie de Noël.

Le garçon venait d'ouvrir la porte de la chambre. Il eut la surprise, enfin presque puisqu'il s'y attendait, de voir que la chambre était vide. La porte fenêtre menant sur le balcon était grande ouverte, laissant entré le froid hivernal et la neige qui tombait de cette nuit de 24 décembre. Le feu dans la cheminée était presque éteint, seules quelques braises rougeoyaient. C'était la seule lumière de la chambre qui se reflétait sur la neige qui commençait à s'accumuler devant la porte fenêtre. Le jeune homme se dirigea vers le balcon mais il n'y avait personne. Son c½ur se serra soudain, il en ignorait le pourquoi. Il ne savait même pas ce qu'il faisait là, il l'avait toujours détesté ! Un doute s'imposa en lui. Si elle avait sauté ? Non, elle avait des nerfs d'acier ! Elle n'avait de toute façon pas le choix, elle ne pouvait pas le laissé seul dans cette maison de fous ! Il jeta tout de même un coup d'½il par dessus la rambarde mais il ne pouvait même pas distingué les lumière de la fête à l'étage en dessous, même la musique lui parvenait étouffée ! La fête ! Il était de ses invités et elle l'avait déserté comme les autres ! Quelle impolitesse ! Il n'avait pas non plus le droit de se promener ainsi, mais, de toute manière, personne ne s'apercevrait de son absence ! Quand il l'avait vu les larmes aux yeux quelque chose (il ne savait pas quoi !) l'avait poussé à la suivre, mais le manoir était tellement grand ! Et elle l'avait fait passé par des chemins tous plus long les uns que les autres ! Elle s'était rendue compte qu'il la suivait, elle l'avait fait exprès !

Seigneur ! qu'il la haïssait ! Tout en elle était supériorité, élégance, prépondérance, grâce. Un visage d'ange et un caractère de démon ! Il la détestait parce qu'elle avait toujours le dernier mot, elle avait toujours raison, elle ne se trompait jamais, elle n'avait pas besoin de travailler tout lui venait naturellement ! Alors que lui avait se battre pour avoir la place qu'il avait aujourd'hui ! Pourtant elle avait fait naître en lui des choses qu'il n'aurait jamais pu imaginer, il avait cette chose en lui qui se dressait chaque fois qu'elle approchait, et cette chose s'était mise à hurler, hurler de douleur quand il avait vu les larmes strier les joues de cette détestable fille.

Soudain, il se rendit compte qu'il ne neigeait plus. Le disque de la pleine lune venait de se frayer un chemin au travers des nuages. Quelque chose, une ombre, venait pourtant briser ce cercle de lumière argentée. Une silhouette de jeune fille se découpait dans la clarté de la lune. Ses cheveux gris volant dans son dos, sa tête penchée en arrière, ses bras écartés, sa jupe virevoltant autour d'elle rythmée par les rafales de vent, faisaient d'elle une apparition fantomatique. Le jeune homme, s'il ne la connaissait pas l'aurait vraiment prise pour un fantôme. Il l'avait vu faire tellement de fois ! La première fois cela pouvait surprendre (on pouvait même la prendre pour une folle) mais au bout d'un certain temps, on s'y habituait. Elle le faisait à chaque pleine lune, et ce pour une raison bien précise. Elle n'avait jamais aimé la ville et ses murs de pierre, elle s'y sentait mal. C'est pourquoi chaque nuit de pleine lune, elle montait sur un toit de l'école et faisait s'envoler son âme vers le ciel au rythme des bourrasques de vent. Elle avait besoin d'air, de grands espaces !

Le jeune homme monta lui aussi sur le toit et s'approcha de la jeune fille en l'observant attentivement. Elle avait une taille fine, de longs cheveux, et chose surprenante pour la saison, elle avait les bras nus. Une force tranquille et maîtrisée émanait d'elle, elle semblait lui dire ne t'approche pas ! Mais il n'y prit pas garde, il saisit la jeune fille par la taille de sa main gauche et l'empêcha de crier de sa main droite, geste inutile puisque personne n'aurait pu l'entendre.

-Si tu savais combien je t'ai haïe et détesté ! Mais aujourd'hui, c'est Noël, et personne n'a le droit de pleurer, et encore moins toi ! Tu as une réputation à tenir ! Aujourd'hui, c'est la fête, c'est la trêve ! Je sais ta famille ne mérite pas d'avoir une jeune fille aussi farouche, jolie, indomptable, intelligente... Pourtant, même si ta famille ne t'aime pas, il y a dans le vaste monde, au moins une personne, rien qu'une seule qui attend de pouvoir un jour te dire « je t'aime ». Te voir pleurer m'a fait un choc incroyable et soudain, j'ai compris mes erreurs d'avant ! Tes larmes ont fait fondre toute la glace qui m'a entouré ! J'ai compris pourquoi je te haïssais ! C'est que toi, tu m'a montré qu'il y aura toujours quelqu'un au dessus de moi, tu m'a aussi montré qu'il y aura toujours quelqu'un en dessous de moi ! Tu m'a fait comprendre que les apparences sont trompeuses ! J'ai toujours pensé que tu étais invincible, que rien ne pouvait t'atteindre, que tu n'étais jamais triste, ou désespérée ! Mais j'ai compris aujourd'hui que ce n'était pas vrai, que tout le monde pouvait avoir des moments de faiblesses ! Tu viens de me faire le plus beau cadeaux de Noël de tout les temps ! Laisse moi t'en faire un à mon tour ! Laisse moi te montrer comme mon c½ur bat pour toi !

Il força la jeune fille à se retourner, elle avait les larmes aux yeux. Son cadeau elle venait de l'avoir. La voix du jeune homme contenait tellement de sentiments à la fois ! Les yeux du jeune homme allaient des yeux de la jeune fille à ses lèvres entrouvertes sous le coup de l'émotion. C'est finalement elle qui fit le premier pas. Elle saisit le col du jeune homme et attira sa bouche à la sienne. Aucun des deux ne sauraient jamais combien de temps ils restèrent ainsi, et honnêtement aucun des deux ne s'en soucia, ça n'avait plus aucune importance !

-Tu es long...

Pip... pip... pip... pip...
Le dormeur éteignit brutalement le réveil.
-C'est pas vrai !...
Les cris d'un bébé se firent entendre alors que des larmes perlaient au coin des yeux du dormeur réveillé. Il se força à se lever puisque de toute manière Elle n'était plus là !

# Posté le lundi 27 août 2007 12:34

Modifié le dimanche 30 mars 2008 07:11

Le hasard fait la vie ... mais était-ce vraiment du hasard ?

 Le hasard fait la vie ... mais était-ce vraiment du hasard ?


Le hasard fait la vie ... mais était-ce vraiment du hasard ?



Les flammes du feu dansaient sous ses yeux. Un bruit lui fit tourner les yeux. Elle s'était retournée dans son sommeil. Une partie de son dos était visible, elle grelottait. Il se leva et s'approcha. Il remit le duvet en place et déposa sur son front un baiser aérien. Cela faisait trois nuits qu'ils passaient dans les sous-bois. D'après ce qu'il avait compris, elle était accusée de sorcellerie et risquait le bûcher. Quand à lui, il fuyait sa famille qui voulait le marier à une parfaite inconnue. Il était tombé amoureux à partir du moment où il avait posé les yeux sur cette jeune fille qui courait dans les bois comme poursuie par le Diable.
Un sourire étira les traits durcis par le froid du jeune homme quand il repensa à leur rencontre : il ne l'aurait pas vu si elle n'était pas tombée, lui qui cherchait seulement à fuir avait fait peur à une autre personne qui fuyait ! Elle s'était foulée une cheville, il descendit de cheval pour l'aider à se relever. Aide qu'elle refusa, lançant des éclairs des yeux, il y avait aussi lu une grande peur, c'est là qu'il comprit qu'elle fuyait, elle aussi. Il la releva de force, elle tenta de s'échapper mais il fut plus fort.

- Quitte à s'enfuir, autant le faire à deux, non ?

Elle l'avait regardé les larmes emplissant petit à petit ses yeux déjà gonflés. Elle s'était jeté dans ses bras et avait éclatée en sanglot. Il l'avait bercée tant bien que mal, n'étant pas habitué à de telle effusion de sentiments. Peu à peu, elle avait fini par se calmer. Il l'avait fait monter sur son cheval et ils avaient avancé dans la forêt jusque tard dans la nuit. Il avait décidé d'un arrêt pour la nuit, la voyant tanguer dangereusement sur les côtés, ses yeux se fermant tout seuls. Ils avaient déterminé les tours de garde. Cependant il ne voulait pas la réveiller, elle s'en étonnait le matin en s'éveillant, une odeur de petit déjeuner dans les narines.
Elle ne parlait que très rarement, cela l'intriguait. Elle n'avait pour seul bagage qu'un manteau de fourrure aussi blanche que la neige, une lettre cachetée qu'elle rangeait précipitamment lorsqu'il approchait, et un pendentif en coeur brisé dont elle n'avait qu'une moitié. Il avait l'étrange sentiment qu'elle portait un lourd secret, ou en tout cas, quelque chose d'important la tiraillait. Il éprouvait pour elle des sentiments contradictoires, il l'aimait, il en était sur, mais il ne savait presque, voire totalement, rien sur elle.
Les premiers rayons du soleil perçaient au travers des feuilles qui les surplombaient. La journée s'annonçait froide malgré le mois de mai très avancé. Il la réveilla doucement, ils déjeunèrent frugalement, les vivres diminuaient à vue d'oeil. Ils firent disparaître leurs traces et repartir.

- Encore une fois vous ne m'avez pas réveillée pour mon tour de garde, remarqua-t-elle.

Il ne répondit pas, il se contenta d'un sourire vague. Elle leva les yeux au ciel.

- Quitte à fuir, faisons-le à deux, n'est-ce pas ? Vous tenez à peine debout ! Il faut vous reposez, Messire !
- Ne vous avais-je pas demandé de ne plus me vouvoyé ? répliqua-t-il rempli de malice.

Elle baissa les yeux, honteuse.

- C'est que...
-Ce n'est pas grave, passons pour cette fois ! Si je ne vous ais pas réveillée, c'est que vous êtes bien plus jolie endormie qu'éveillée !

Les joues de la jeune fille s'enflammèrent, elle se cacha derrière l'encolure du cheval. Il passa la tête par dessus et observa l'effet de sa réplique sur la jeune fille. Il était content de lui.

- Je n'aies pas le droit de vous vouvoyé mais vous si ? répliqua-t-elle, soudain.

Il ne s'attendait pas à ça, un sourire étira ses lèvres.

- On vouvoie une dame, ma chère ! Il va falloir que je vous apprenne à répliquer !
- Ne vouvoie-t-on pas un Monsieur ?

Il éclata de rire, elle se contenta d'un sourire moqueur.

- Fort bien, fort bien ! Vous apprenez vite, visiblement !
- Quand arrive-t-on aux Grands Lacs ?
- L'art de détourner une conversation ! ... Si nous continuons à se rythme environ cinq jours, si nous avançons la nuit, trois. Etes-vous si pressez de vous séparez de moi ?
- Vous n'arrêtez pas !
- Vous non plus !

La jeune fille soupira, cinq jours, trois si on ne s'arrête pas ! Mère, c'est si loin ! Elle commençait à fatiguer, elle s'épuisait de plus en plus vite et récupérait de moins en moins bien. Cela inquiétait le jeune homme qui n'était pas dupe, surtout qu'elle ne disait rien. Il avait fini par accepter son silence et à le respecter.

Deux jours passèrent où il ne se passa rien, par expérience, le jeune homme ne relâcha pas sa vigilance pour autant, bien au contraire. Le soir tombait doucement et la jeune fille dormait déjà. Le ciel était dégagé, trop dégagé, il avait plus toute la journée. Et là, le ciel se dégageait pour laisser place aux étoiles et à la lune ronde du début de ce mois de juin. La brume des Lacs épaississaient déjà la rosée du matin. Ils étaient obligés d'attendre qu'elle se lève pour continuer leur route. Il se décida à s'arrêter, inutile d'aller plus loin, le grand destrier commençait lui aussi à fatiguer ... Il réveilla la jeune fille et ils montèrent le camps. En silence, encore une fois. Mais la jeune fille s'agitait. A chaque bruit qu'elle entendait, elle sursautait. La lune pointait doucement le bout de son ventre rond. Les loups commençaient à hurler. Il fait noir maintenant. Ils avaient mangé.

Le feu mourait petit à petit. La jeune fille avait prit le premier tour de garde, comme elle avait déjà dormi à cheval, elle veillait. Elle avait peur. La lune était pleine. Même elle, elle ne savait pas ce qu'elle pouvait faire au jeune homme qui l'avait aider. Elle ne voulait pas lui faire de mal ... elle ne pouvait, il l'avait soignée et aidée ... Il fallait qu'elle se calme. Elle respira un grand coup.

- Tu es un monstre !!! On ne va pas contre ce que l'on est !!! hurla une voix dans la nuit.
- Non !!! Non !!! je ne suis pas un monstre, c'est pas vrai !!! NON !!!
- Tu les as tous tués !!! Ils sont morts par ta faute !!! Tu les as dévorés jusqu'aux dernier !!!
- NON !!! NON !!! C'EST FAUX !!! TAIS TOI !!! VA-T-EN !!!

La jeune fille se boucha les oreilles, mais impossible de na pas entendre cette voix qui ricanait dans son dos. Soudain, deux bras l'encerclèrent. Elle se débattit comme elle pu, mais elle était faible et ne faisait pas le poids face à la force de son adversaire.

- Calme toi, c'est moi !!! C'est Johan !!! C'est moi ... là ... calme toi, c'est fini ... chut ...

La jeune fille sa calma au son de sa voix. Elle l'aimait bien sa voix, douce et grave, rassurante et apaisante. Elle se laissa aller contre son torse et soupira. Les larmes coulaient doucement le long de ses joues rosies. Le jeune homme la serra contre lui, il l'avait entendu hurler, il n'avait pas comprit, il ne connaissait pas la langue dans laquelle elle avait parlé. Il avait juste retenu la terreur et la détresse dans sa voix. Ils s'endormirent ainsi, sous les regards bienveillants d'une meute de loups. Ils ne se réveillèrent qu'avec la rosée. En silence ils déjeunèrent quelques fruits trouvés alentour. Puis tout deux montèrent à cheval et ils partirent au galop dans la pleine, suivis sans s'en rendre compte. Ils ne parlèrent pas de la veille. Le jeune homme attendait patiemment qu'elle lance la conversation, mais elle n'avait pas l'air décidée ... Il fallait qu'il sache pourtant. Il ne savait pourquoi, mais il avait besoin de savoir.

Cinq jours passèrent en silence. Au matin du sixième, les Grands Lacs se dévoilaient enfin à leurs yeux. Le spectacle leur coupa le souffle. Trois lacs immenses se dessinaient sous leurs yeux ébahis. Une légère brume voilait la surface calme des lacs, reflétant milles rayons de lumière. Un filet de fumée s'élevait de la cheminée d'une maisonnette sur la rive du premier lac. Ils descendirent la colline prudemment et allèrent frapper à la porte, se regardant bizarrement, leur destination était-elle la même ? Apparemment, oui ... Un vieil homme vint leur ouvrir. Alors qu'il allait les sermonné pour l'avoir réveillé, il croisa les yeux de la jeune fille ...

- Sonya ... par tous les Saints ... souffla-t-il, stupéfait.

La jeune fille ne connaissait pas ce nom ... ou ne s'en souvenait pas ... mais ce n'était certainement pas le sien ...

- Vous devez faire ... erreur, je suis Ashra ... contredit-elle.
- Oui, vous êtes la fille de Sonya ... vous lui ressemblez énormément ...
- Non, ma mère s'appelait Catherine ...

Les yeux du vieil homme se voilèrent.

- Oui, ma soeur ... Catherine ... Elle est morte ?
- Je ... oui ... je suis désolée ...
- Je le savais ... je ... ça va ... entrez, on a des choses à ce dire ...

Il disparu à l'intérieur de la maison et les deux jeunes gens le suivirent. Ils s'installèrent autour d'une table, et le vieil homme leur apporta un chocolat chaud chacun.

- Il y a longtemps, Sonya de la Marée Blanche est tombée amoureuse ... Elle est tombée enceinte ... Enceinte de toi, Ashra ... Pour laver son honneur, ses parents la marièrent à cet homme cruel qui la battait, elle t'a mise au monde dans l'ombre de la chambre de ta mère, Johan ... commença le vieil homme.

Les deux jeunes échangèrent un regard ahuris. Comment était-ce possible ? La hasard aurait-il bien fait les chose ? Avaient-ils pour une fois de la chance ?

- Elle ne voulait pas te garder près de toi, elle disait que ce serait trop dangereux, elle ne voulait pas te faire de mal ... Elle cherchait à te faire échapper, elle ne voulait pas que tu ais le même sort qu'elle ... alors elle t'a confié à sa meilleure amie, Solange, la mère de Johan ... lui faisant promettre qu'un jour tu retrouverais le rang qui t'était dû, celui de ta mère ... Celui de duchesse ... cousine du roi ... Solange ne pouvait pas te garder près d'elle, là aussi çela aurait été dangereux pour toi, le mari de Sonya t'aurait retrouvée ... C'est donc la sage femme qui t'a recueilli ... ma soeur Catherine ... Avec cette lettre que tu n'as pas ouverte et que tu gardes précieusement ... jalousement ... finit le vieil homme.

La jeune fille tremblait. Tremblait de rage contre ce mari fou qui l'avait séparé de sa mère. Elle était duchesse ??? Non, pas elle, elle ne faisait que dresser les chevaux, elle ne savait faire que ça ...

- Comment ma mère va faire pour lui rendre son rang ?
- Tu ne sais pas ? Pourquoi es-tu là ?

Le coeur du jeune homme manqua un battement. Il ne voulait pas y croire, c'était trop beau ... Oui, effectivement, le seul moyen de lui rendre son rang serait de la marier ... Il n'osait pas y croire ... Mais accepterait-elle ?
La jeune fille se leva et sortit. Une dizaine de gardes entouraient la maison. Elle prit soudain peur. Allaient-ils l'arrêter ?

- Ashra, attend !!! rattrapa le jeune homme.

Il s'arrêta net devant les gardes, ils étaient là pour lui. Et elle aussi. Mais au fond que fuyait-elle ainsi ? Il n'eut pas le temps de réfléchir plus qu'elle partait en courant vers les lacs. Il ordonna aux gardes de la laisser et il partit lui même à sa recherche. Une demi heure plus tard, il le retrouva tremblante au bord de l'eau.

- Viens avec moi ... on vengera ta mère ... ensemble ...

Il lui tendit sa main en souriant, essayant de se faire rassurant.

- Seulement venger ma mère ?
- Et toi, aussi ... et puis ... êut-être que finalement ... j'arriverais à te tutoyer ... sourit-il.
- Oui, peut-être que moi aussi, je ferais un effort ...
- Qu'est+ce que tu fuyais ?
- Moi, c'est moi qu'elle fuyait !!! Sale garce, tu m'auras donner du retord, comme ta mère !!! trancha une voix comme une lame de rasoir.

La jeune fille sursauta. Non, pas lui ... pas lui ... Mais minute ... comme sa mère ... serait-ce ...

- Laisse là, Marc-Antoine !!! Elle ne t'appartient pas !!! tonitrua la voix du vieil homme.
- Mon père ... je vous croyais mort depuis tout ce temps ...
- Je ne vous ferais pas cette faveur, Messire ... Va-t-en, tu ne l'auras pas !!! Tu as fait assez de mal comme !!!
- Elle m'appartient !!!
- Elle n'est pas ta fille, tu l'as reniée !!! Tu te souviens ?
- Solange ... hum ... réunion de famille on dirait, tout le monde est là ... Dommage que notre chère Sonya ne soit plus là, elle aurait été ravie ... ironisa Marc-Antoine.
-Tu ne mérite pas le nom que tu porte, monstre !!!

Le soleil était maintenant à son zénith. La jeune fille sourit.

-Père ? Appella-t-elle doucement, la lettre ouverte dans ses mains. Mon mariage est arrangé depuis bien plus longtemps que vous ne le pensez ... Ma mère et sa meilleure amie on signé il y a de cela très longtemps un pacte ... leurs enfants se marieraient ... Et je compte honorer les dernière volontés de ma mère ... cela ne dépend plus de vous maintenant ...

Elle tendit la lettre à Marc-Antoine. Il la lu et la déchira de rage.

-Ce n'était qu'une pâle copie ... sourit Ashra.
-Garce !!!

Marc Antoine se jeta sur elle mais fut fauché en plein vole par une dizaine de fèches. La jeune fille tomba à genoux et pleura.

- Elle espérait !!! Tout les jours elle espérait que tu changerais pour elle ... elle t'aimait ... tu l'aimais à ta façon, mais ce n'était pas la bonne ... tu as tout gâcher, elle a fini par te haïr ... parce que tu l'avais privée de sa vie ... tu l'avais privée de moi ...
- Sonya ... murmura Marc Antoine dans son dernier souffle.

# Posté le samedi 01 septembre 2007 13:50

Modifié le dimanche 30 mars 2008 07:12

Le retour

Le retour
Le retour

Le soleil se levait au loin où se reflétait ses rayons naissant sur les neiges éternelles. La jeune fille sur son étalon rouge flamboyant dans ces rayons, regardait avec une certaine appréhension le haras qui s'étendait sous ses pieds. Cela faisait plus d'un ans qu'elle l'avait quitté, un coup de tête avait dit sa grande s½ur. Tu parles ! Elle repensa soudain au causes qui l'avait fait quitté son pays, c'était le 14 février, il y avait plus d'un an. « la fête de amoureux hein ? pff » Elle secoua la tête pour chasser ses images qu'elle avait tentées d'oublier. Ce n'était pas le moment !
Le soleil était déjà haut quand elle commanda à son étalon de descendre la pente légère qui menait au haras, où elle voyait déjà s'activer les lads. Sa famille l'y attendait, la seule personne avec qui elle avait gardé contact la suppliait de rentrer pour célébrer son mariage. Ironie du sort, elle était partie à cause de l'amour, et elle revenait pour voir les autres qui avaient réussi s'afficher. Un rire sec comme elle en avait l'habitude remonta dans sa gorge, sa voix avait pris une tonalité de plus en plus grave ces derniers temps. Elle savait qu'il n'avait pas pu tenir sa langue et qu'elle était attendue, et pas par n'importe qui. Elle savait que bien des personnes l'attendaient et que l'accueil allait différer selon ces personnes.
Elle arrivait aux écuries quand un cri de joie et de surprise retenti derrière elle, son cheval botta, surpris autant que sa cavalière.

-Ola tout doux mon grand, tout doux, c'est rien ! chuchota-t-elle., puis sans même se retournée, dis donc Romain apprendras-tu jamais la politesse chez les chevaux ? On se présente galamment avant d'hurler comme un fou !
-Y a plus personne pour me l'apprendre la « politesse des chevaux » !!! grogna une voix dans son dos, mécontente.

La jeune fille retint ses larmes, mais elles n'échappèrent pas au garnement.

-Mais maintenant que tu es là, tu vas me l'apprendre ??? Hein, hein ? Dis oui ! Dis oui! Dis oui!
-Non Romain, je ne resterais que quelques jours... Dis moi bonhomme tu n'aurais pas quelques poulains à aller nourrir par hasard ? demanda la jeune fille, en désignant les corrals où les poulains attendaient la venu du jeune garçon prometteuse de friandises.

Le gamin prit un air renfrogné, elle lui tira la langue, il partit en riant et en lançant un « tu vas me payer ça plus vite que tu ne le crois !!! » La jeune fille sourit, il n'avait pas changer, juste beaucoup grandit. Elle mit pied à terre et rentra l'étalon dans son ancien boxe qui n'avait pas changer d'un pousse depuis qu'ils étaient partis. Elle s'occupa de lui, puis quand Romain repassa devant elle, elle lui demanda de lui donner sa ration.

-Non non j'ai pas oublier ce qu'il faut lui donner même en un an !!! s'offusqua-t-il, je reviens, on a changer un peu les écuries, ajouta-t-il un brin mélancolique.

Ce qui étonna la jeune fille, que s'était-il passé ici, en un an ? Elle partit vers la maison, elle entra par la cuisine sachant parfaitement qui il y avait dans le salon à cette ci de la matinée, presque 11h. l'odeur du pain fraîchement sortit du four la submergea, ainsi que son lot de souvenirs enfouis.

-'Jour 'man, salua-t-elle, comme une habitude tenace.
-Bonjour ma puce !!! répondit la mère, ne se rendant compte de rien.

Puis alors que la femme sortait le plat du four, elle le laissa tomber de surprise. Heureusement la jeune fille avait de bons réflexes, elle rattrapa le plat avant qu'il ne se fracasse sur le sol.

-Moi aussi je suis ravie de te revoir !!! sourit la jeune fille. « ainsi il n'a rien dit à personne, surprenant ! » pensa-t-elle.

Alors que la mère allait crier sa joie, la jeune fille l'en empêcha, expliquant d'un ton plus ferme qu'elle ne l'aurait voulu :

-Si cela n'avait tenu qu'à moi, je me serrais contenter de suivre la messe de loin, mais par égard pour mon frère, je suis venue, j'aimerais que l'on m'oublie tant que la messe ne sera pas commencer !!!
-Tu ne pourras pas la fuir éternellement, et de toute manière je crois qu'il est trop tard !
-Tu empestes toujours autant, ma très chère s½ur !!! Cours prendre une douche avant de te présenter au moins !!!

La gifle retentit comme un coup de tonnerre. Personne ne l'avait entendu entré, et encore moins s'approcher dangereusement de la jeune fille.

-Maxime !!! hurla la mère, alors que la jeune fille riait ouvertement, et que l'autre regardait le petit garçon d'un air complètement déconnecté de la réalité. Aurélia, tu l'as bien mérité mais ce n'était pas une raison pour faire justice toi même Maxime !!!

Le garnement éclata de rire quand un crissement du gravier dans la cours lui rappela sa mission :

-Ils sont là, ils sont là !!!

Et il sortit en courant, au risque de se faire écraser par le 4x4 qui arrivait. La mère et Maxime sortirent, laissant les deux jumelles l'une face à l'autre. L'une riant ouvertement, l'autre retenant sa rage tant bien que mal.

-Tu es fière de toi ? Tu as monté toute la famille contre moi, bravo !
-Tu n'as pas eut besoin de moi pour ça ! Tu te débrouilles très bien toute seule ! Retourne donc à ton monde de strasses et de paillettes, ton parfum trop fort rend les chevaux fous, ils risqueraient de te casser un ongle si tu sors !!! répliqua cinglante la jeune fille avant de sortir.

Elle n'eut pas le temps de voir le sourire de sa s½ur se crispé en une grimace terrifiée, la porte était grande ouverte, laissant voir un ciel bleu et froid, mais surtout, haut, très haut, intouchable. Puis la porte se referma et la jeune fille soupira. Elle retourna se blottir dans le fauteuil qui lui était maintenant entièrement réservé. Une larme, une seule, roula le long de sa joue. Elle entendait tout dehors, mais son rire à Elle ... il avait changé ... Elle avait changé ... et c'était de sa faute ...
La jeune fille avait suivi sa mère et son frère. Le 4x4 s'arrêta à quelques mètres d'eux. Romain les avait rejoint. Un homme d'âge mur descendit en premier, suivi par un jeune homme châtain aux reflets roux. La jeune fille réprima un tremblement. Puis une deuxième voiture vint se garer entre eux et le 4x4. Une jeune femme blonde et un jeune homme brun en sortirent. La jeune fille lui sauta dans les bras.

- Baptiste !!!
- Sacha !!!

Il l'embrassa sur le front et la serra dans ses bras.

- Bébé, je te présente ma p'tite soeur, Sacha ...
- Salut ... salua la blonde.
- Sacha, Soraya ...
- Ouais, ouais, c'est bon, j'ai compris, ta chérie ... Salut ...

Ils éclatèrent de rire.

- Sacha !!! Mon bébé !!! s'écria un homme d'âge mûr.
- Papa !!! répondit la jeune fille.

Il prit la jeune fille dans ses bras et la serra comme si elle allait s'envoler. Une larme roula sur sa joue.

- Ma chérie ... je t'aime ...
- Moi aussi papa ... moi aussi ...
- Pourquoi es-tu partie sans nous prévenir ...

La colère monta soudain dans les veines de la jeune fille.

- Je ne suis pas partie sans vous prévenir ... il y a longtemps que je parlais de m'inscrire là bas ...

Personne ne répondit. La jeune fille sentit la colère redescendre un peu, sans pour autant disparaître. Un silence gêné s'installa. La jeune fille n'allait pas le supporter bien longtemps. Elle avait promis à Baptiste ... Elle avait promis à son frère ...

- Bon, et si tu nous montrais tes trouvailles ? Demanda-t-elle, avec un sourire préfabriqué à son père.
- Bonne idée !!! renchérirent Romain et Maxime.

L'homme hocha la tête et ils firent descendre les quatre pouliches qui commençaient à s'agiter dans le van. Comme à son habitude, le père de Sacha avait ramené quatre pures juments, de vraies merveilles. L'une était scintillante des mille feux des nuits froides et sans nuages d'hivers. Une autre aussi pâle et ronde que la pleine lune. Une autre encore était semblable à un feu follet, aussi instable et colorée que les flammes des feux de forêts d'été. Mais la plus belle était sûrement la dernière. Elle était sourie. Le corps gris argenté des cendres froides, la crinière et la queue aussi noires qu'une nuit sans lune. Sacha sourit. Les juments étaient à la hauteur de la réputation de son père.

# Posté le dimanche 04 novembre 2007 06:59

Modifié le dimanche 30 mars 2008 07:29